Ensemble AKKU,

de Karaganda (Kazakhstan)

 

Cet ensemble a été fondé en 1988, dans le but de promouvoir et défendre l'art musical et dansé du peuple kazakh. Il est devenu aujourd'hui l'un des tout premiers ensembles du pays, ayant accompli des tournées en Ouzbekistan, Turkmenistan, Turquie, Corée du Sud, Iran, Irak, U.S.A., Tchécoslovaquie, Suisse, Russie, France ...

Le répertoire est composé de chants populaires, de compositions musicales et dansées inspirées du folklore et de ces kyuis particuliers au peuple kazakh. Il s'agit en fait de légendes traduites par la danse et la musique ; elles sont nées directement de la vie nomade des célèbres cavaliers de l'Asie centrale.

Les instruments sont essentiellement des cordes :

Ø    la dombra, née 6 siècles avant notre ère, est un luth à deux cordes ;

Ø    le kobyz et sa forme plus basse, le kyl kobyz; sont nés au 8e siècle ;

Ø    l'asatayak est une sorte de tambourin à cymbalettes ;

Ø    le dabyl et le taituyak sont d'autres sortes de percussions.

Les percussions ne prennent jamais le pas sur les cordes qui composent l'essentiel de l'orchestre et sont la richesse de la tradition musicale kazakh.

Les chants demandent des voix puissantes. Le soliste s'accompagne souvent à la dombra ; il est accompagné par un chœur, en sourdine.

Les danses sont surtout interprétées par les femmes avec une grâce infinie. Leur beauté et la magnificence des costumes assurent un spectacle d'une rare élégance. Les principales danses rendent hommage au cheval, l'indispensable compagnon des peuples nomades :

Ø   shashu dépeint un rituel cérémonial au cours duquel les plus belles jeunes femmes, en costume national, accueillent leurs hôtes en présentant différents cadeaux ;

Ø   kiyiz basu entraîne dans les rythmes d'une grande fête traditionnelle, le koshma, au cours de laquelle le cheval tient une place privilégiée ;

Ø   bar zhorga est un kyui entièrement dédié au cheval ; c'est indescriptible de beauté !

Cette troupe devrait comprendre une trentaine de personnes, dont un orchestre d'une quinzaine de musiciens, un ou deux chanteurs et une douzaine de danseurs et danseuses.


Enrique Males et ses musiciens

ÉQUATEUR

 

Enrique Males est le chantre de l'indianité en Équateur. Il traverse festivals et scènes internationales depuis plus de 30 ans ; il a marqué de son empreinte toute la culture traditionnelle des Andes.

Voix d'exception, chaude, grave, puissante, il ne laisse aucun auditoire indifférent. Il s'accompagne à la guitare, au charango ou au bombo comme dans Vasija de barro, cette très belle chanson dédiée aux défunts.

Le Musée Pedro Traversari de Quito lui a confié des instruments pré-incaïques dans lesquels il retrace la musique d'une époque de grandeur de son pays.

Pour cette tournée 2008, il sera accompagné de deux musiciens et de sa compagne, Patricia Gutierrez, danseuse très connue en Équateur, créatrice de spectacles qui mêlent la modernité et la puissante identité indienne.

Il a participé à plusieurs tournées de festivals, organisées par le Festival de Montoire :

Ø      en 1984, avec le grupo Pakunga d'Ibarra ; c'était à l'époque la première présentation du folklore équatorien en France ;

Ø      en 1992, pour les 500 ans de la rencontre avec les Européens, avec une délégation composée d'Indiens Shuars de l'Amazonie, de noirs de la Vallée dei Chota, et à nouveau du grupo Pakunga, c'était l'inoubliable Hommage à l'Indien ;

Ø      en 2000, seul, pour un hommage à la Voix, en compagnie notamment de la merveilleuse chanteuse bolivienne, Luzmila Carpio.

La délégation comprendra 5 personnes, puisque Enrique et Patricia sont accompagnés de leur fille Ari.


Ballet Folklorique Quahuitl, de Saltillo

et groupe de la minorité Mayo

Mexique

 

Afin de présenter l'aspect multiculturel du Mexique, la délégation invitée comprend deux ensembles :

Ø      Un groupe de la minorité Mayo, vivant dans l'État de Sonora, dans le nord-ouest du Mexique. Fort de 7 musiciens-danseurs, il présentera el ritual deI Venado, autrement dit la chasse et la mort du cerf, un mime étonnant de vérité et de force.

Ø      Le Ballet folklorique Quahuitl (Coahuila en langue nahuitl), de Saltillo, la capitale de l'État de Coahuila, situé dans le nord-est. du pays.

Cette troupe, qui vient de fêter ses 25 années d'existence, a réalisé de nombreuses tournées aux U.S.A., mais aussi en Colombie, au Brésil, en Italie et au Portugal. Elle comprendra 35 personnes, dont 9 musiciens et 22 danseuses et danseurs.

Le programme intégrera 7 suites de danses, avec 3 types d'orchestre différents :

Ø        deux danses préhispaniques remarquables : la danse aztèque, incontournable et envoûtante, et la danse de los Matlachines, Indiens qui vivaient dans cette région, le long du Rio Grande. L'orchestre comprend flûtes primitives, tambour profond et percussions secouées ;

Ø        une suite du Nuevo Leon, région de Monterrey, dont le folklore est similaire à celui de Coahuila, la province sœur. L'orchestre norteno comprend alors guitares, accordéon et caisse claire.

Ø        des suites de danses des régions suivantes: Aguas Calientes, Vera Cruz, Chiapas, Jalisco. Les mariachis forment alors l'orchestre ô combien symbolique de la culture mexicaine : 2 trompettes, 4 violons et 1 guitarron.

Le vestiaire est exemplaire, l'interprétation dépouillée mais généreuse, spontanée, car la plupart des éléments sont jeunes.

La troupe est conjointement dirigée par Raul Saldana Melandez et Pedro Fortunato Rodriguez.


Compagnie nationale Frula, de Belgrade

Serbie

 

Quand Dragoslav Dzadzevic crée Frula, en avril 1963, il a tout de suite la conviction que le folklore doit être présenté à la scène de façon très attractive, sans pour autant renier les fondamentaux de la danse traditionnelle yougoslave, à l'époque.

Par définition, la danse folklorique est une danse traditionnelle qui évoque les émotions et les concepts intellectuels d'un peuple, une expression des religions, des guerres, des occupations, des travaux agricoles, de l'amour, de la mort et de beaucoup autres phases de la vie.

La troupe a rapidement atteint un tel niveau de qualité qu'elle devient professionnelle et parcourt le monde lors de longues tournées (par exemple 26 tournées de deux mois aux seuls États Unis de 1975 à 2000). On estime que Frula a donné plus de 8 000 spectacles depuis sa création, suscitant partout l'émerveillement Des journalistes américains estiment ne jamais avoir vu une troupe avec autant de vigueur et de f1amboyance depuis Moisseiev.

La prestation de la troupe est en effet grandiose, colorée, hautement spectaculaire ; flamboyante est sans doute le terme le plus exact. Frula fait partie de ces quelques troupes d'exception qui parcourent le monde, et qui acceptent, depuis quelques années, de participer à nos festivals.

Le répertoire parcourt tout le folklore serbe ... et voisin :

Ø     danse de Vlasi, mettant en scène les bergers et leurs lourdes vestes de laine ;

Ø     danse de Glamoce, la si belle et expressive danse du silence ;

Ø     danse des bûcherons, exprimant la fête sans retenue ;

Ø     suite de Vran je, qui ne renie pas la longue occupation ottomane ;

Ø     danses du Banat, extrêmement vigoureuses ;

Ø     czardas, qui évoquent les minorités hongroises du nord de la Serbie ;

Ø     danse tsigane de la Voïvodine, pleine d'émotion et de tempérament ;

Ø     danse de Nis, vigoureuse et complexe dans sa chorégraphie ;

Ø     danse des minorités roumaines ;

Ø     suite de Vojvodina, hautement spectaculaire, toute en virtuosité.

L'orchestre, formé de musiciens aussi professionnels que les danseurs, utilise violons, accordéon, frula (flûte de berger), clarinette et tapan (tambour plat).

La troupe comprend 32 danseurs et danseuses, 6 musiciens et l'encadrement, en tout de 43 à 45 personnes. Elle est toujours placée sous la direction de son créateur.